We Are Human

au Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA  

We Are Human a déposé une contribution officielle au premier Global Dialogue on AI Governance des Nations Unies. La session inaugurale du Dialogue se tient à Genève les 6 et 7 juillet 2026. Notre contribution est enregistrée parmi les contributions officielles du Dialogue

sous la référence 930.

Forum : Nations Unies . Catégorie : Société civile . Session : Genève, 6 et 7 juillet 2026

Référence de la contribution : 930

Faits clés

We Are Human est une association loi 1901 d'intérêt général, engagée pour une intelligence artificielle au service de la création et des droits humains.

L'association a déposé une contribution officielle au premier Global Dialogue on AI Governance des Nations Unies, enregistrée parmi les contributions officielles du Dialogue (Référence de la contribution : 930).

La session inaugurale du Dialogue se tient à Genève, les 6 et 7 juillet 2026, en marge du sommet AI for Good de l'UIT.

La contribution défend une architecture éditoriale alignée article par article sur la Déclaration universelle des droits de l'homme, sur une trajectoire de 30 éditions.

Elle présente le Carnet Éthique comme un cadre opérationnel favorisant la transparence, la responsabilité et la confiance dans la création audiovisuelle à l'ère de l'intelligence artificielle.

Une gouvernance de l'IA qui est aussi culturelle et narrative

We Are Human est l'organisation porteuse du premier festival international dédié aux œuvres audiovisuelles créées à l'ère de l'intelligence artificielle. Notre contribution au Dialogue défend une conviction simple : la gouvernance de l'IA n'est pas seulement une affaire technique ou réglementaire, elle est aussi culturelle et narrative. Les récits que les systèmes génèrent, les voix qu'ils amplifient ou effacent, les valeurs qu'ils inscrivent dans leurs productions sont des questions de gouvernance de premier ordre.


L'intelligence artificielle ne se contente pas d'automatiser des tâches : elle remodèle nos récits, nos esthétiques et notre mémoire collective.


Nous demandons que la création artistique et la société civile soient reconnues comme des domaines légitimes de cette gouvernance, et non comme des sujets secondaires. La concentration de la production culturelle générée par l'IA dans un petit nombre de plateformes et de géographies est un problème de gouvernance aussi sérieux que la concentration des infrastructures de calcul.

Le Carnet Éthique : la transparence comme condition de légitimité

Au cœur de notre contribution se trouve le Carnet Éthique, un cadre opérationnel que nous avons conçu et déjà mis en œuvre dans nos productions. Chaque œuvre présentée au festival est accompagnée d'un document public détaillant les outils d'IA utilisés, les biais identifiés, la provenance des données, les choix éditoriaux opérés et l'empreinte carbone générée.

 

Ce modèle montre que la responsabilité est plus solide lorsqu'elle est intégrée dès la création, et non ajoutée après coup comme une simple exigence de conformité. La supervision humaine n'exige ni auditeur externe ni autorité réglementaire pour avoir du sens. Elle exige que celles et ceux qui prennent les décisions créatives les documentent, les exposent au regard public, et traitent la transparence comme une condition de légitimité.

Nos priorités pour la gouvernance de l'IA

Notre contribution identifie quatre domaines d'action prioritaires, qui découlent directement du positionnement de l'association.

Implications culturelles et sociétales

C'est notre prisme principal. Les cadres de gouvernance doivent traiter explicitement la dimension culturelle de l'IA, au lieu de l'absorber dans des catégories purement techniques.

Protection des droits humains

C'est notre architecture éditoriale. Chacune des 30 éditions prévues du festival est ancrée sur un article de la Déclaration universelle des droits de l'homme, faisant de celle-ci une boussole opérationnelle pour la création, et non une simple référence symbolique.

Transparence et responsabilité

C'est notre pratique, incarnée par le Carnet Éthique : une transparence intégrée à la création, documentée et publique.

Renforcement des capacités

C'est notre architecture de diffusion. L'édition inaugurale se déploie simultanément sur plusieurs continents, avec une attention particulière portée aux pays du Sud global. Réduire les fractures de l'IA suppose de prendre en compte les capacités de production culturelle, pas seulement les infrastructures de calcul.

Deux angles morts que nous portons au débat

Au-delà des thèmes officiels, notre contribution signale deux questions encore absentes des cadres internationaux. D'abord, la gouvernance de la culture générée par l'IA comme domaine à part entière : non plus seulement traitée comme un risque (deepfakes, désinformation, atteinte au droit d'auteur), mais posée positivement, qui produit cette culture, dans quelle langue, à partir de quel patrimoine, sous quelle autorité éditoriale. Ensuite, le lien entre gouvernance de l'IA et diplomatie culturelle : les contenus générés par l'IA deviennent un vecteur de soft power, qui façonne la manière dont les nations, les peuples et les histoires sont représentés dans les flux d'information mondiaux.

Pourquoi cette reconnaissance compte

Pour une association d'intérêt général, contribuer au premier forum universel des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA n'est pas un acte protocolaire. C'est la reconnaissance qu'une pratique de terrain, éthique, transparente, ancrée dans les droits humains, a sa place dans l'architecture de gouvernance en construction. Les pratiques que nous défendons ne sont pas théoriques : elles sont déjà mises en œuvre et peuvent être reproduites dans d'autres contextes.

Consulter la contribution officielle

La contribution intégrale de We Are Human est enregistrée parmi les contributions officielles du Global Dialogue on AI Governance des Nations Unies (Référence de la contribution : 930).